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Sauver les fermes aquacoles de Poya

La province Sud vient de signer avec Enercal et la commune de Poya une convention de partenariat. L’institution s’engage à hauteur de 5 320 000 de F CFP à financer une étude sur l’électrification de deux fermes aquacoles de Poya-Sud : Aquawa et Kapuida.

Ces deux fermes aquacoles emploient une vingtaine de personnes au quotidien et davantage lors des périodes de pêche. Les coûts d’énergie sont extrêmement élevés puisque les fermes fonctionnent avec des groupes électrogènes et l’équilibre financier de ces deux entreprises est sérieusement menacé. « Il y avait un danger de fermeture, rappelle Sonia Backès, Présidente de la Province Sud, si une nouvelle solution d’électrification n‘était pas trouvée. » Cette étude, qui sera réalisée par Enercal, va permettre de faire le point sur la faisabilité d’une électrification de ces deux fermes aquacoles de Poya-Sud en filaire. « À Poya, explique la maire, Yasmina Metzdorf, à part la mine, il n’y a pas de structures économiques qui offrent des emplois. Il fallait à tout prix soutenir ces fermes aquacoles, dont les groupes vieillissants fonctionnent au gas-oil. Le filaire va permettre d’économiser 250 000 litres de gas-oil par an. Nous avons rencontré la présidente de la province Sud directement après son élection et elle a tout de suite dit oui à l’aide de la province pour ces projets. » Cette étude sur les fermes aquacoles qui devrait durer six mois, va également permettre de savoir comment électrifier cette zone au profit de ceux qui y vivent. « Cela répondait à une demande de la mairie de Poya, souligne Sonia Backès, mais aussi de la volonté de la province Sud de maintien des emplois, de développement économique et de transition énergétique. Tout cela va dans le bon sens »

Le filaire plutôt que le solaire

La commune de Poya a confié son alimentation en électricité à Enercal. Pour ce qui est des fermes aquacoles, une solution pratique devra être confirmée par l’étude. « Plusieurs solutions ont été envisagées, souligne Jean-Gabriel Faget d’Enercal, mais la plupart étaient trop onéreuses. Celle qui va donc être étudiée est celle qu’offre le réseau et à un prix extrêmement bas. Les solutions photovoltaïques, qui sont par nature intermittentes, n’apportent pas les garanties de sécurité dont l’exploitant a besoin. Car les fermes ont besoin que l’on garantisse leur approvisionnement électrique pour ne pas faire courir de risque au stock de crevettes. »

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