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Assurer la biosécurité aquacole

La 3e réunion régionale annuelle des cadres techniques des états et territoires de la zone Pacifique s’est tenue à la CPS. Parmi toutes les problématiques soulevées, l’une a concerné plus particulièrement la biosécurité en aquaculture. Un secteur où la Nouvelle-Calédonie fait figure de modèle. 

L’aquaculture s’est fortement développée ces dernières années dans tout le Pacifique Sud. Elle assure en effet une production régulière, à la fois pour alimenter le marché local mais aussi pour assurer des exportations de certaines espèces emblématiques et sources de revenus. Néanmoins, ce secteur économique réclame de gros moyens, notamment en matière de biosécurité, les espèces produites étant sensibles à tout changement ou introduction d’agents pathogènes, c’est-à-dire des éléments susceptibles de provoquer une maladie chez les animaux ou les plantes.

En Nouvelle-Calédonie, une biosécurité efficace

« Dans un pays ou une île comme la Nouvelle-Calédonie, explique Stéphanie Sourget, vétérinaire à la section quarantaine et santé animale du SIVAP, la biosécurité, c’est surveiller et contrôler aux frontières l’introduction des agents pathogènes. L’important est d’éviter l’entrée de pathogènes dans notre écosystème. La Nouvelle-Calédonie a un statut sanitaire très favorable pour toutes les espèces animales terrestres ou marines et en ce qui concerne particulièrement le thème de ce séminaire pour l’aquaculture. »

En Nouvelle-Calédonie, la biosécurité est assurée par la DAVAR (Direction des affaires alimentaires, vétérinaires et rurales), via le SIVAP, le Service d’inspection vétérinaire, alimentaire et phytosanitaire, dont l’une des missions est de contrôler toutes les entrées de produits à risque en Nouvelle-Calédonie sur le port, l’aéroport ainsi que par voie postale. « La Nouvelle-Calédonie, explique Stéphanie Sourget, est membre de l’Organisation mondiale de la santé animale. L’OIE regroupe 182 pays et chacun transmet ses alertes à l’Organisation qui en assure la diffusion à tous les délégués des pays membres. Toutes les maladies à déclaration obligatoire à l’OIE le sont également chez nous mais, du fait de notre statut sanitaire très favorable, nous surveillons également d’autres maladies non prises en compte par l’OIE. »

Un travail en réseau

« L’avantage de la Nouvelle-Calédonie par rapport à beaucoup d’états et territoires de la région, souligne Stéphanie Sourget, c’est que nous avons un service vétérinaire développé et efficace. Avec les vétérinaires privés, nous disposons d’un réseau important pour la surveillance sanitaire du territoire. Et c’est vrai que les autres îles du Pacifique nous envient par rapport à ces conditions. »

Ce travail en réseau est également réalisé en ce qui concerne l’aquaculture, « en matière d’aquaculture, le SIVAP joue le même rôle que pour toutes les autres espèces animales. Nous intervenons avec des partenaires tels que le Centre technique aquacole de l’ADECAL (CTA) et l’Ifremer. Nous avons ainsi créé un réseau d’épidémiosurveillance en particulier pour les maladies des crevettes, puisque c’est la principale production aquacole en Nouvelle-Calédonie. »

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