Actualites

Une pêche palangrière sous observation

Le programme d’observation de la pêche palangrière calédonienne a été créé en 2001. Il s’agit d’un programme régional d’aide à la gestion des pêches et il concerne l’ensemble des flottes de pêche thonière des pays et territoires situés dans la zone de compétence de la commission des pêches du Pacifique sud-ouest et donc la Nouvelle-Calédonie.

Ce programme permet d’avoir une vue d’ensemble sur la gestion des pêches thonières au niveau régional, mais aussi sur l’impact de la pêche sur les espèces accessoires d’intérêt commercial et les espèces non commercialisées. Dans les faits, comment se passent ces observations ?

« Un observateur, explique Julie-Anne Kerandel du service de la pêche et de l’environnement marin à la Direction des affaires maritimes, va suivre une campagne de pêche afin de noter les prises, mesurer la taille de tous les individus et prélever des échantillons biologiques (notamment pour déterminer l’âge des poissons). Cela permet d’estimer, à différentes échelles, l’impact de l’activité de pêche sur la faune aquatique. »

C’est ainsi qu’en 2018, 29 campagnes de pêche menées par la flotte hauturière calédonienne ont fait l’objet de ces types d’observation. Si la commission thonière du Pacifique sud-ouest recommande un taux de couverture de 5 % de la flotte de chaque pays, on souligne qu’en Nouvelle-Calédonie, ce sont 10 % de la flotte qui sont observés depuis 2018.

Un impact négligeable

Les captures sont réparties en cinq catégories, tout d’abord les thonidés, thons blancs, jaunes ou obèses. Ensuite, les espèces accessoires qui elles aussi sont commercialisées comme le saumon des dieux, les brèmes ou le wahoo, puis les espèces à rostre, marlins et espadons, les poissons non commercialisables, en particulier les requins, et enfin les poissons donnés à l’équipage pour sa consommation. En 2018, les observations issues du programme calédonien ont totalisé 11 020 captures de thonidés, 1 099 espèces accessoires, 213 poissons à rostre, 2 403 poissons non commercialisables et 349 poissons donnés aux équipages.

Le service de la pêche affirme que « les équipages sont sensibilisés aux méthodes de traitement des animaux capturés accidentellement pour les relâcher dans les meilleures conditions ». L’année dernière, 786 requins ont été capturés (en grande majorité des requins peau bleue), 737 ont été relâchés vivants, soit un taux de 94 %, et selon le service de la pêche, « l’impact de la pêcherie palangrière calédonienne sur les espèces emblématiques est négligeable ».

Tags
Afficher la suite
Close
Close