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Conférence maritime : des enjeux multiples

Le Haut-commissaire Laurent Prévost et le président du gouvernement Thierry Santa ont coprésidé la Conférence maritime la semaine dernière. Un moment important qui réunit l’ensemble des acteurs du secteur de la mer pour mettre en œuvre les politiques et les stratégies liées à la mer.

Cette conférence s’est déroulée en présence de Denis Robin, secrétaire général de la mer auprès du Premier ministre, et tous les acteurs liés à la mer y ont pris part. Cette conférence maritime se tenait après que la Nouvelle-Calédonie a été désignée parmi les 24 lauréats du programme Terre d’Innovation-Grandes Ambitions (TIGA) et à la veille d’une séquence importante du dialogue maritime franco-japonais qui se tient à Nouméa. Cette conférence maritime a permis d’évoquer les enjeux auxquels la Nouvelle-Calédonie est confrontée sur le plan maritime.

« Ces enjeux sont multiples, a déclaré le Haut-commissaire, ceux de souveraineté sur l’ensemble de la zone dont la Nouvelle-Calédonie a la responsabilité, les enjeux très forts de protection des ressources, de préservation de l’environnement, de secours en mer et de lutte contre toutes les formes de trafic, car les eaux de Nouvelle-Calédonie sont parfois traversées par des trafiquants de toutes sortes et des pêcheurs illégaux. »

Agir concrètement

La Conférence maritime a fait le constat du partage des compétences en termes maritimes entre l’État, le Gouvernement, les provinces. Un besoin d’harmonisation et de mutualisation est donc apparu pour rendre l’action en mer encore plus efficace. « Nous avons une nécessité de travailler en étroite collaboration et de partager l’information, mais nous avons une vraie volonté collective pour y parvenir », a ainsi déclaré Thierry Santa. « Dans un contexte de compétences partagées, a ajouté Laurent Prévost, il faut en faire une force et que chacun puisse apporter son savoir-faire et ses moyens pour que l’action d’ensemble soit la plus efficace possible. » Dans ce cadre, certaines actions ont été décidées comme la mise en place d’un centre de l’information maritime et une meilleure gestion des moyens de chacun. Dans ce cadre, il est prévu de mieux coordonner encore les éléments opérationnels, par une réunion mensuelle autour du commandant de la zone maritime et la DAM (Direction des affaires maritimes), pour coordonner leurs actions et leurs moyens. Un certain nombre de mesures devraient être menées rapidement, « on veut mieux contrôler le trafic des minéraliers, a ainsi indiqué le Haut-commissaire, le gouvernement va prendre des textes pour mieux réglementer les conditions de chargement de ces navires et on va renforcer les équipes chargées de ces contrôles ». Sur le besoin d’une plus grande coordination, Thierry Santa a rappelé l’action menée contre les blue boats en matière de lutte contre la pêche illégale.

« C’est un exemple positif, a-t-il indiqué. Il y a eu une vraie coordination des moyens d’intervention entre la population, la gendarmerie, la marine, la justice, l’État et les institutions, mais aussi avec les autorités nationales et européennes qui sont intervenues auprès du Vietnam qui a pris des mesures pour empêcher ces navires de venir pêcher dans nos eaux. »

« Soyez fiers de la mer »

Secrétaire général de la mer, Denis Robin est venu en Nouvelle-Calédonie dans le cadre des déplacements qu’il effectue dans les différents territoires. « Il faut que les Calédoniens soient fiers de leur mer et qu’ils s’en sentent responsables, a-t-il déclaré. Comme beaucoup de populations littorales, l’opinion n’est pas spontanément tournée vers la mer, mais en Nouvelle-Calédonie on a une telle richesse et un tel patrimoine marin que personne ne peut être indifférent à la préservation de ce patrimoine qui appartient à l’humanité dans son ensemble. » Le cluster maritime participait à cette conférence maritime et les questions de développement économique ont été abordées,

« la mer, a déclaré Denis Robin, peut être source d’activités économiques au-delà de ce qu’elle représente aujourd’hui. La mer est omniprésente et l’on peut développer des activités, je vais en discuter avec les acteurs économiques, mais elles n’ont de légitimé que si elles sont scrupuleusement conformes à la préservation de l’environnement. »

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