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Des Calédoniens au plus important concours de pêche au gros du monde !

À 68 ans, Alain Destours demeure un pêcheur au gros assidu et acharné. Il voue à ce sport une vraie passion, la même qu’autrefois lorsqu’avec deux amis, en 1987, il a relancé l’Espadon Club, la section pêche au gros du CNC. À la fin du mois, il va participer à l’HIBT, le « Hawaiian International Billfish Tournament ».

En matière de pêche au gros et de compétition, Alain Destours est intarissable comme tout vrai passionné. Depuis 34 ans, il pratique ce sport qu’il a découvert grâce à une figure de la pêche au gros, Désiré Kativénika. À la fin du mois, accompagné d’Yves Armand et de Daniel Pennel, tous deux de fins pêcheurs, et au sein de l’équipe « Cagou CNC Espadon New Caledonia », il va représenter la Nouvelle-Calédonie au Hawaiian International Billfish Tournament.

Le plus gros tournoi du monde

C’est la 4e participation d’Alain Destours au HIBT, le plus important et le plus réputé concours de pêche au gros du monde. « Le concours a lieu du 27 juillet au 4 août, explique Alain, pour l’heure 52 équipes de différentes nations sont inscrites. Les Australiens présentent 12 équipes, mais il y aura des Américains bien sûr, des Japonais, des Papous, des Néo-Zélandais, des équipes du monde entier. C’est un concours qui a lieu tous les ans sur Big Island et ce depuis 60 ans. Et c’est justement cette année que l’on va fêter le 60e anniversaire du rattachement des îles Hawaï aux États-Unis, ça va être grandiose. » À Hawaï, le concours se déroule selon les règles de l’IGFA, l’International Game Fishing Association, la plus grande association au monde qui avoisine le million d’adhérents. « Les règles sont strictes, précise Alain Destours. Le but principal est d’attraper les poissons et de les baguer avant de les relâcher. Ainsi on préserve la ressource, et ça permet aussi d’étudier les poissons. » Comme pour tout concours de ce type, il se gagne au nombre de prises et au plus gros poisson.

Un amoureux de la compétition

Alain Destours a toujours pratiqué ce sport en compétition. « C’est vraiment du sport, insiste-t-il, contrairement à ce que certains pourraient penser. Moi j’ai tenu un marlin de 350 kilos pendant 4 heures avec une ligne de 15 kilos de résistance, autant vous dire que c’était sport ! Il faut vraiment avoir la technique. » On pratique la pêche au gros avec une canne à pêche munie d’un moulinet sur lequel sont enroulés 800 mètres de fil, les lignes ont une résistance bien définie. « Oui, j’aime la compétition, poursuit Alain Destours, il faut être vigilant, il faut surveiller l’océan et puis dans la pêche au gros, c’est un vrai combat, et croyez-moi, le poisson a une chance. » Tellement passionné, qu’il n’hésite pas à consacrer un budget conséquent à la pratique de son sport. Autant dire qu’il a hâte d’être à Hawaï.

« Pour le concours, explique-t-il, le matériel est fourni sur place. Les bateaux sont dirigés par des skippers professionnels qui pêchent tous les jours, toute l’année et pour un skipper, gagner ce concours représente vraiment un plus. Les bateaux sont tirés au sort tous les jours, on ne pêche donc jamais sur le même bateau et donc tout le monde a sa chance. En fait, c’est le poisson qui décide, faut juste tomber dessus. L’an dernier, des Australiens étaient en tête pendant 4 jours et le dernier jour, à la toute fin du concours, ils se sont fait doubler par des Américains qui ont pêché un plus gros marlin et qui ont finalement gagné le concours. »

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