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Yaté, à la pêche aux crustacés

Originaire de la tribu de Touaourou, Jean-Marie Atti a toujours baigné dans l’univers marin. Il a obtenu sa carte de pêcheur professionnel en septembre dernier. Ses produits d’exception ? Des langoustes qu’il capture déjà depuis plusieurs années.

05h55. Alors que la noirceur de la nuit laisse place aux premières lueurs du soleil, le ballet incessant des camions de livraison de poisson débute sur le marché. Les étals se remplissent de trésors des mers enrobés de glace, Jean-Marie Atti s’affaire à l’arrière de son Pick-up. Il a fait le déplacement comme toutes les semaines depuis Yaté où il réside. Les bras chargés d’une caisse remplie à ras bord de langoustes de gros calibre, le pêcheur de 38 ans effectue sa livraison. Dix jours après les fêtes de fin d’année fructueuses, la récolte est moins importante, mais satisfaisante.

« J’en vends entre 300 et 400 kilos du début du mois de Novembre à fin Décembre. C’est la période la plus importante de l’année ».

Pendant laquelle les prix flambent. Jusqu’à 4 000 francs le kilo à la revente aux professionnels.

Pour étoffer son offre le reste de la saison, il pêche aussi des vivaneaux, des becs de canne, des bossus et des mulets. Aux côtés de deux de ses cousins avec lesquels le marin s’adonne au plaisir de la capture dans le lagon,

« depuis toujours. Au départ, c’est la pêche vivrière qu’on apprend tout jeune ».

Natif du clan de la mer, ce passionné n’avait pourtant aucune ambition de carrière sur l’eau. Après avoir fait ses classes à Nouméa, il entreprend de se lancer dans le tourisme dans sa commune. Au décès de son père, Jean-Marie Atti prend la tête du gîte St-Gabriel, aux côtés de sa maman.

« Puis j’ai voulu lancer une activité touristique mais il y avait beaucoup trop d’investissements à faire et de contraintes ».

Il se tourne alors vers ses premiers amours, qu’il a découverts en famille sur les flots.

Casquette noire et lunettes de soleil vissées sur la tête, le spécialiste des crustacés ponctue ses phrases d’un léger sourire. Depuis septembre dernier, il a obtenu sa carte de pêcheur professionnel. Un nouveau bateau et du matériel tout neuf sont venus s’ajouter à ses connaissances techniques « qui n’ont pas vraiment changées ». Une maîtrise ancestrale dont il conserve les secrets qui lui assurent le succès d’une récolte abondante et qualitative. Qu’il revend pour l’heure intégralement aux poissonniers du marché de la ville. Mais le pêcheur souhaite étendre son activité.

« J’ai proposé mes services à la coopérative Adevy et à quelques hôtels restaurants du côté de Yaté. Une fois que je serais plus stable, j’aimerai aussi embaucher mes cousins et pouvoir leur offrir un salaire ».

De jolies perspectives d’évolution pour ce mordu des océans, rendues possibles par la professionnalisation du secteur.


« J’ai proposé mes services à la coopérative Adevy et à quelques hôtels restaurants du côté de Yaté. Une fois que je serais plus stable, j’aimerai aussi embaucher mes cousins et pouvoir leur offrir un salaire ».

De jolies perspectives d’évolution pour ce mordu des océans, rendues possibles par la professionnalisation du secteur.

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