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Marc Poncelet, la relève est assurée

Il fait partie de la nouvelle génération de pêcheurs, inspiré par le travail acharné de ses parents dans le domaine. À 29 ans, Marc Poncelet comptabilise déjà 11 ans d’exercice dans cet univers familial et souhaite à l’image de ses aînés, poursuivre le développement de la filière.

Le parcours de cet amoureux des mers, c’est une fois de plus, une histoire de famille. À croire que la pêche, c’est une passion qui se transmet de génération en génération. Et pour cause, Marc l’a découverte dès son plus jeune âge.

« Ma mère tirait les filets quand elle était enceinte et à six mois, j’étais déjà dans un couffin sur le bateau avec mes parents »

, lance-t-il le sourire aux lèvres.

Le jeune homme à la taille imposante, casquette et lunettes de soleil vissées sur la tête affiche un sourire communicatif. Aux côtés de son tonton et de ses parents, il possède son étal au cœur du marché de Nouméa.

« On se donne tous la main dès que possible »

, ajoute-t-il tout en sortant de l’arrière-salle de découpe du poisson.

Une ambiance chaleureuse qu’il ne quitterait pour rien au monde. De son enfance bercée sur les flots, il se souvient de la quantité de poissons capturés et de son temps passé sur les eaux. Dès l’âge de 8 ans, c’est son papa, pêcheur qui a débuté à Koumac et à Népoui puis qui a monté la poissonnerie Kiwada, qui l’initie à la pêche traditionnelle. Une technique

« qui n’a pas vraiment changé depuis »

, révèle-t-il. Il poursuit.

« Les bateaux ont un peu plus de confort et des GPS mais les méthodes de remontée du poisson sont presque les mêmes. À la main ou au filet, ça permet de préserver la ressource ».

C’est une fois son baccalauréat dans le génie civil à 18 ans, que Marc se lance dans la profession, sans trop d’hésitation.

« J’ai eu de la chance d’avoir mes parents qui m’ont aidé. Ils ont commencé avec rien en poche et ils ont monté leur entreprise ». Un environnement dont il connait les difficultés. « Aller en mer quand il fait beau, c’est super. Mais nous, on doit sortir tout le temps pour ramener du poisson, même quand il fait mauvais ».

Et pour achalander son étal, il vogue entre l’île Ouen jusqu’à l’Île des Pins, à la recherche de loches, de bossus, de saumonées et de maquereaux en hiver, sur son bateau de 6 m 50. Désormais ses sorties en mer se font plus rares, car Marc se concentre sur la commercialisation. Il a embauché son cousin, afin de perpétuer la tradition familiale.

« Même si je préférerai être en mer là tout de suite »

, lance-t-il un sourire aux coins des lèvres. Mais pour se diversifier et étoffer son offre, le marin s’est engagé dans la revente de crevettes, de langoustes et d’huîtres, de saison pour les fêtes de fin d’année qui approchent.

«Je travaille aussi avec des restaurateurs et les grandes surfaces. La vente de poissons du lagon commence à se développer avec les professionnels mais ça a mis du temps à prendre », regrette-t-il.

Et si le secteur évolue et tend à être reconnu localement, le professionnel souhaite être acteur de cette progression.

« Mon objectif est de valoriser le produit et que les Calédoniens arrêtent de manger du poisson importé, notamment du Vietnam ». Pour cela, le jeune homme aspire à « développer l’offre de poisson local congelé dans les années à venir »

, explique-t-il.

Autant de beaux projets qui assurent la relève d’un métier qui rassemble de fervents passionnés.

Légende photo : Marc Poncelet aux côtés de sa maman Loriat au marché du centre-ville.

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