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La CPS au chevet de nos thons

Des scientifiques de la CPS ont prélevé à Nouville mercredi des organes sur des thons pêchés par la société Albacore, afin d’étudier les stocks.

Caroline Sanchez, vous êtes coordinatrice du suivi des données de marquages des thons et de l’échantillonnage biologique à la Communauté du Pacifique. Qu’avez vous prélevé sur les thons de la société Albacore ?

Nous avons prélevé des otolithes, des gonades (organe reproducteur), des muscles, ainsi que l’épine dorsale. Nous sélectionnons les poissons ayant encore des gonades présentes dans la cavité abdominale.  On mesure le poisson à l’aide d’un pied à coulisse et nous procédons à l’extraction manuelle des échantillons, à l’aide d’une scie et d’un couteau. Enfin, On étiquette les échantillons provenant d’un même poisson et on les conditionne dans des sachets individuels placés au congélateur. Pour certaines gonades, nous les fixons dans du formol 10%.

Pourquoi le thon et pas un autre poisson ?

Nous sommes subventionnés par la commission thonière pour la création d’une banque d’échantillons pour les thons (WCPFC). Car nous effectuons régulièrement des études de stock sur les thons et qu’il est important d’avoir des informations sur leur croissance ainsi que sur leur reproduction. Paramètres qui peuvent varier en fonction des années pour différentes raisons, environnementales et anthropiques, ou simplement parce que les informations ne sont pas disponible sur le pacifique central et ouest. Ces résultats de ces prélèvements vont aussi servir à prendre des mesures de gestion des ressources et de santé publique.

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