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Le pêcheur professionnel préfère la réserve

Pour avoir pêché 250 poissons au cœur de la Réserve de l’ilôt Bailly, un professionnel risque une amende de 2, 5 millions de francs. C’est, en tout cas, le montant du préjudice estimé par la province Sud qui s’est constituée partie civile dans ce dossier.

Le 22 juin 2017, lors d’une mission de contrôle, les gardes nature ont constaté la présence de deux personnes en action de pêche dans le périmètre de la réserve naturelle de l’Ilôt Bailly, située à 13 km de la Côte Blanche, au large du Mont Dore. Les deux hommes en action de pêche aux maquereaux se sont présentés comme étant messieurs B. Jacques et R. Jean-Jacques. Le matériel utilisé par les contrevenants, à savoir un filet de maillage 32 mm maille carrée, chute d’un mètre et longueur de 500 mètres, est uniquement permis aux pêcheurs professionnels disposant d’une autorisation de pêche spécifique.

Monsieur R. a indiqué lors du contrôle être pêcheur professionnel, mais ne pas détenir les documents ad hoc en sa possession. Renseignement pris auprès de la direction du développement rural, monsieur R. est effectivement déclaré en qualité de pêcheur professionnel. Les agents provinciaux ont comptabilisés 249 poissons irrégulièrement prélevés pour un poids total de  75,5 kilogrammes. Conformément aux abaques fixés conjointement par le Parquet de Nouméa, les brigades de gendarmerie et la direction de l’environnement, la province devrait solliciter 4, 98 millions de francs, soit 20 000 francs CFP par spécimen prélevé au sein d’une réserve naturelle.

Néanmoins, il est proposé de ramener à 2, 490 millions de francs CFP, le montant des dommages et intérêts réclamé par la collectivité, afin de solliciter un dédommagement proportionné au préjudice subi. Il est donc proposé de solliciter 2, 49 millions de francs de dommages et intérêts au titre du préjudice environnemental, à savoir 10 000 francs CFP par spécimen irrégulièrement prélevé.

De tels faits sont également passibles, conformément à l’article 216-2 du code de l’environnement de la province Sud, d’une amende délictuelle de 8, 94 millions de francs CFP et de deux ans d’emprisonnement.

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